En France, 80 pour cent des plaintes sont classĂ©es sans suite, la moitiĂ© des dĂ©linquants identifiĂ©s ne sont pas poursuivis, des zones entiĂšres de non-droit sont tolĂ©rĂ©es, 30 pour cent des crimes restent impunis - ce sont des crimes parfaits. Les victimes se plaignent de ne pas ĂȘtre prises en compte par les magistrats, tandis que les « affaires » se multiplient. Alors comment sâĂ©tonner de la dĂ©fiance du public Ă lâĂ©gard de la justice française, qui reste pourtant un modĂšle pour dâautres pays ? Patrick Meney et Jacques Pradel en dressent un tableau saisissant. Certes, les moyens financiers et humains sont insuffisants. Mais cela nâexplique pas tout. En France, nous avons souvent une conception dogmatique de la justice, rigide mĂȘme, bien Ă©loignĂ©e du pragmatisme anglo-saxon. Ainsi, sur certains sujets, lâinterdit est tel que le dĂ©bat est impossible : analyses gĂ©nĂ©tiques, castration chimique, appels Ă la tĂ©lĂ©vision... autant de tabous dans notre sociĂ©tĂ©. Y a pas de justice. Serait-ce dire que notre dĂ©mocratie est en danger ? Les auteurs sâexpriment ici en simples citoyens. Mais des citoyens qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© dâun poste dâobservation unique. AprĂšs avoir Ă©tĂ© au cĆur de la justice, Ă la fois observateurs et acteurs, en contact avec des centaines de magistrats, dâenquĂȘteurs et de victimes, ils livrent les rĂ©sultats dâune formidable investigation qui repose sur une quantitĂ© de tĂ©moignages.
En France, 80 pour cent des plaintes sont classĂ©es sans suite, la moitiĂ© des dĂ©linquants identifiĂ©s ne sont pas poursuivis, des zones entiĂšres de non-droit sont tolĂ©rĂ©es, 30 pour cent des crimes restent impunis - ce sont des crimes parfaits. Les victimes se plaignent de ne pas ĂȘtre prises en compte par les magistrats, tandis que les « affaires » se multiplient. Alors comment sâĂ©tonner de la dĂ©fiance du public Ă lâĂ©gard de la justice française, qui reste pourtant un modĂšle pour dâautres pays ? Patrick Meney et Jacques Pradel en dressent un tableau saisissant. Certes, les moyens financiers et humains sont insuffisants. Mais cela nâexplique pas tout. En France, nous avons souvent une conception dogmatique de la justice, rigide mĂȘme, bien Ă©loignĂ©e du pragmatisme anglo-saxon. Ainsi, sur certains sujets, lâinterdit est tel que le dĂ©bat est impossible : analyses gĂ©nĂ©tiques, castration chimique, appels Ă la tĂ©lĂ©vision... autant de tabous dans notre sociĂ©tĂ©. Y a pas de justice. Serait-ce dire que notre dĂ©mocratie est en danger ? Les auteurs sâexpriment ici en simples citoyens. Mais des citoyens qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© dâun poste dâobservation unique. AprĂšs avoir Ă©tĂ© au cĆur de la justice, Ă la fois observateurs et acteurs, en contact avec des centaines de magistrats, dâenquĂȘteurs et de victimes, ils livrent les rĂ©sultats dâune formidable investigation qui repose sur une quantitĂ© de tĂ©moignages.