Noir tryptique - Alain Dubrieu

By Alain Dubrieu

Release Date: 1993-01-01

Genre: Fiction & Literature

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Il suffit d’un geste, le geste des dames de la nuit : bras demi-tendu. main levĂ©e et l’index qui dit « viens Â». Ou, plus luxueux, dĂ©modĂ©, les parades d’autrefois dans les villes assoupies : ce soir grand spectacle international. Enfants, militaires et femmes seules, demi-tarif. Alors voilĂ  : Dubrieu est une merveille. La merveille des mots qui roulent et grondent, des trouvailles Ă  l’étalage, des bonheurs en cascade, des gĂ©nĂ©rositĂ©s dont on ne fait pas rente. Merveille des personnages que tout Ă©crase et qui se redressent assez pour marcher encore, merveille des enfants qui savent rire dans les ruines parce que quelqu’un les protĂšge au loin. Merveille que ce lutteur sans relĂąche, vrais et faux combats mĂȘlĂ©s. Certes, la merveille Dubrieu est inconfortable. RĂąleuse, vitupĂ©rante. Il en fait « trop Â», comme disent ceux qui n’ont jamais commencĂ© Ă  faire. Il est injuste, lui le fou de justice. Il condamne, lui le malade de liberté  Avec un rien de rabot, deux doigts de laque, il aurait facilement la « une Â» de la presse et la considĂ©ration de sa banque. Mais Ă  la devise de l’époque (« habile trop habile Â»), il a prĂ©fĂ©rĂ© l’apostrophe hautaine : humain trop humain. Tel est Dubrieu la merveille. La preuve, les pages qui suivent. Erik Orsenna

Noir tryptique - Alain Dubrieu

By Alain Dubrieu

Release Date: 1993-01-01

Genre: Fiction & Literature

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Il suffit d’un geste, le geste des dames de la nuit : bras demi-tendu. main levĂ©e et l’index qui dit « viens Â». Ou, plus luxueux, dĂ©modĂ©, les parades d’autrefois dans les villes assoupies : ce soir grand spectacle international. Enfants, militaires et femmes seules, demi-tarif. Alors voilĂ  : Dubrieu est une merveille. La merveille des mots qui roulent et grondent, des trouvailles Ă  l’étalage, des bonheurs en cascade, des gĂ©nĂ©rositĂ©s dont on ne fait pas rente. Merveille des personnages que tout Ă©crase et qui se redressent assez pour marcher encore, merveille des enfants qui savent rire dans les ruines parce que quelqu’un les protĂšge au loin. Merveille que ce lutteur sans relĂąche, vrais et faux combats mĂȘlĂ©s. Certes, la merveille Dubrieu est inconfortable. RĂąleuse, vitupĂ©rante. Il en fait « trop Â», comme disent ceux qui n’ont jamais commencĂ© Ă  faire. Il est injuste, lui le fou de justice. Il condamne, lui le malade de liberté  Avec un rien de rabot, deux doigts de laque, il aurait facilement la « une Â» de la presse et la considĂ©ration de sa banque. Mais Ă  la devise de l’époque (« habile trop habile Â»), il a prĂ©fĂ©rĂ© l’apostrophe hautaine : humain trop humain. Tel est Dubrieu la merveille. La preuve, les pages qui suivent. Erik Orsenna

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