C'est l'Ă©tĂ©. Romain, qui travaille aux Eaux et ForĂȘts, arpente quotidiennement la montagne Sainte-Victoire, son domaine. Naturellement mĂ©fiant et solitaire, hantĂ© par l'incendie, il va pourtant proposer Ă Else et David, les deux jeunes gens dont il vient de faire la connaissance, le refuge de la grotte de Bibemus pour y passer la nuit. Faiblesse ? GĂ©nĂ©rositĂ© ? SĂ©duction ? PiĂšge ? Et si la Montagne manifestait ici son pouvoir d'envoĂ»tement ? Elle en obsĂšde bien d'autres. Rodrigo, par exemple, l'ouvrier forestier portugais, qui apparaĂźt d'emblĂ©e marquĂ© par le destin. Tandis qu'Ă l'opposĂ©, Marianne, l'organiste de l'Ă©glise Saint-Jean-de-Malte, dont Romain se dĂ©couvre secrĂštement amoureux, symboliserait plutĂŽt l'espoir. Tragique, certes, Miroir des aigles se prĂ©sente comme une chorĂ©graphie solaire, un rituel qui fait passer d'un lieu, d'un monde, Ă l'autre. Ainsi, ce roman du feu est-il Ă©galement celui de l'eau. De mĂȘme que ce roman pictural (prĂ©sence tutĂ©laire de CĂ©zanne, lumiĂšre de CĂ©zanne), est aussi un roman musical. Comme ce roman de la quĂȘte, enfin, quĂȘte de l'amour, de la beautĂ© qui transfigure, devient, fatalement, celui de la chute â laquelle ne pourrait-elle, cette fois encore, se faire rĂ©demption ? En tout cas rĂ©demption par l'Ă©criture.
C'est l'Ă©tĂ©. Romain, qui travaille aux Eaux et ForĂȘts, arpente quotidiennement la montagne Sainte-Victoire, son domaine. Naturellement mĂ©fiant et solitaire, hantĂ© par l'incendie, il va pourtant proposer Ă Else et David, les deux jeunes gens dont il vient de faire la connaissance, le refuge de la grotte de Bibemus pour y passer la nuit. Faiblesse ? GĂ©nĂ©rositĂ© ? SĂ©duction ? PiĂšge ? Et si la Montagne manifestait ici son pouvoir d'envoĂ»tement ? Elle en obsĂšde bien d'autres. Rodrigo, par exemple, l'ouvrier forestier portugais, qui apparaĂźt d'emblĂ©e marquĂ© par le destin. Tandis qu'Ă l'opposĂ©, Marianne, l'organiste de l'Ă©glise Saint-Jean-de-Malte, dont Romain se dĂ©couvre secrĂštement amoureux, symboliserait plutĂŽt l'espoir. Tragique, certes, Miroir des aigles se prĂ©sente comme une chorĂ©graphie solaire, un rituel qui fait passer d'un lieu, d'un monde, Ă l'autre. Ainsi, ce roman du feu est-il Ă©galement celui de l'eau. De mĂȘme que ce roman pictural (prĂ©sence tutĂ©laire de CĂ©zanne, lumiĂšre de CĂ©zanne), est aussi un roman musical. Comme ce roman de la quĂȘte, enfin, quĂȘte de l'amour, de la beautĂ© qui transfigure, devient, fatalement, celui de la chute â laquelle ne pourrait-elle, cette fois encore, se faire rĂ©demption ? En tout cas rĂ©demption par l'Ă©criture.